Cette structure offre un service de qualité qui, au fil des années, s’est adapté aux nouvelles conditions de vie et de travail des familles.
Mme Thérèse LELOUP, la directrice, a bien voulu répondre à nos questions.
Pouvez-vous nous rappeler les différents modes de fonctionnement de cette structure ?
La crèche, qui accueille les enfants de 1 mois à 3 ans, est un mode de garde qui convient aux familles dont les 2 parents travaillent à temps complet ou partiel (4 formules peuvent être proposées). Le prix de journée est défini selon un barème établi par la CAF et en fonction des revenus de chaque famille (couches, repas et goûter compris).
La halte-garderie peut recevoir les enfants de 3 mois à 6 ans. C’est le mode de garde le plus demandé par les familles. Les enfants peuvent y être accueillis soit à l’heure, en demi-journées ou en journées entières, avec un maximum de 20 heures de garde par semaine. Les familles paient les heures effectives de garde mais le mode de calcul est différent : le tarif horaire est déterminé suivant les revenus des parents et en fonction du quotient familial fixé par la Mairie (4 quotients existent).
Cependant, quel que soit l’option prise par les parents, nous insistons sur la nécessité d’une période d’adaptation des enfants pendant quelques heures, les jours précédents la date d’entrée.
Comment se passe une journée en crèche/halte-garderie ?
Les locaux ouvrent à 7 heures et les enfants arrivent progressivement. Les plus petits, que leurs parents ont réveillés tôt, ont la possibilité de dormir la matinée. Quant aux plus grands, des activités d’éveil leur sont proposées (peinture, modelage, chant, motricité, jeux, ...) Plus tard, arrive le déjeuner de midi cuisiné par Mr DUEDAL au restaurant scolaire. L’après-midi, la plupart des enfants font la sieste, chacun à son rythme. Les premiers réveillés sont occupés à des activités calmes puis arrive l’heure du goûter et le départ progressif des enfants. La crèche/halte garderie ferme ses portes à 19 heures.
Comment le personnel organise-t-il son travail ?
Nous sommes 9 personnes employées dans ce service, dont 3 à temps plein et 6 à temps partiel : 1 éducatrice de jeunes enfants, 2 auxiliaires de puériculture, 1 animatrice, 1 personne employée en CES (avec un CAP petite enfance), 2 assistantes maternelles, un agent d’entretien et moi-même qui suis infirmière. Nous organisons notre temps de présence, en équipes, suivant les fluctuations des effectifs de la journée. De ce fait, un cahier de transmission est établi afin de pouvoir renseigner les collègues et les parents du déroulement de la journée des enfants.
Le vendredi matin, de 9 heures à 10 heures, le Dr. Elisabeth Marquant assure le suivi sanitaire
(une visite médicale est prévue tous les 2 mois, à tour de rôle, pour chacun des enfants inscrit en crèche).
Quel est l’impact d’une telle structure dans notre région ?
Les demandes d’inscription ne cessent d’augmenter. Les familles récemment arrivées dans la région attachent beaucoup d’importance aux services qu’on peut leur offrir : l’existence d’une crèche/halte garderie à Ferrières est un élément important dans leur choix d’installation sur notre commune. Etant donné que Ferrières est seule, dans les environs, à assurer ce service multi-accueil, nous sommes très sollicités par des familles des alentours (y compris du Canton de Courtenay et de Seine-et-Marne). Les enfants de Ferrières restent prioritaires, ainsi que ceux de Chevannes, Chevry, Dordives, Fontenay et Nargis, communes qui assurent une participation financière.
Durant ces dernières années, quelles évolutions importantes avez-vous constatées ?
La composition des familles a changé : la hausse démographique est incontestable depuis 2000, les familles avec plus de 2 enfants sont plus nombreuses. Les exigences des parents aussi : l’évolution du monde du travail (35 heures, intérim, ...) les portent à rechercher un mode de garde de plus en plus ajusté à leur emploi du temps et à leurs finances. C’est pour cette raison que la halte-garderie est en plein essor et que nous espérons, dans un proche avenir, augmenter notre capacité d’accueil.